fenetre ouvertefenetre ouverte

La Porte

Comme la fenêtre, la porte est une figure ambivalente de l'ouverture, un seuil, un lieu de passage, de transition entre deux états, deux mondes (Jean, 10,9). La porte est assimilée au Christ (" je suis la porte des brebis "), la porte du Salut, mais également à la maternité virginale de la Vierge, qui est la " porte lumineuse " par où passa le Tout-Puissant. Marie, symbole de l'Église, ouvre la porte parce qu'elle est restée pure en donnant jour au Fils de Dieu : elle ouvre le Paradis perdu par les premiers parents.
Dans les litanies de la Vierge, Marie est appelée Porta coeli, Porte du ciel; elle est celle par qui le Sauveur a fait son entrée dans le monde, par qui la lumière est parue dans le monde. Elle donne accès à la révélation. Elle est la médiatrice toute puissante, celle par laquelle le chrétien peut accéder au Royaume. Mais corollairement, elle est aussi nommée porte close, ou porte de l'Orient (Ez, 44, 2. " Porta haec clausa erit: non apietur et vir non trasibit per eam ", " cette porte demeurera fermée: elle ne sera pas ouverte et aucun homme n'y passera ").
Voilà pourquoi, par exemple, dans la fresque de Pinturrichio (Spello), " la porte fermée dans la partie gauche du mur du proscenium, qui, paradoxalement signifie l'extérieur dans l'intérieur, c'est-à-dire la venue d'une transcendance dans un lieu fermé, la traversée " miraculeuse " de la culture virginale. D'où la valeur du décor du mur de la partie droite de la scène qui, tout aussi ouverte latéralement que la partie gauche, paradoxalement signifie l'intérieur dans l'extérieur, c'est-à-dire l'accueil et l'acceptation du message que dénote l'attitude donnée à Marie. (Marin, 1989, p.60.).

Analyse